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Décris-nous tes facettes !
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Je m'appelle Stéphanie, j'ai 43 ans, je suis entrepreneur dans le domaine du bioplastique / future gérante d'entreprise agricole / maman de deux petits garçons / prof / passionnée d'art en général.

Peux-tu nous raconter ton parcours ?
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Avant tout ça, j'ai eu un parcours assez varié. Après un stage au Met à New York j’ai commencé par travailler chez un expert en tableaux anciens. Après un MBA, je me suis orientée vers l'industrie du luxe et y ai occupé différents postes de middle management pendant dix ans, dans le marketing et dans les médias, à Paris puis Hong Kong. Ensuite, j'ai géré une agence d'études sur la presse haut de gamme internationale chez Publicis.

Et finalement, avec la naissance de mon premier enfant, j'ai décidé de construire mon propre chemin, et j'en suis très heureuse ! La société dont je suis co-fondateur est ma deuxième start-up, la première était dans le domaine de l’affordable-art.

 
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‘‘Il faut garder une part d'innocence, sans laquelle vivre n’est pas très amusant !’’

 
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C'est un parcours ultra-riche et varié ! Qu'est-ce qui te tient, qui te fait avancer ?
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Au quotidien, je suis inspirée par la conviction puissante qu'on ne vit qu'une fois. J’aime essayer tout ce qui m’intéresse !

Je m'efforce donc de garder une grande curiosité d'esprit, et toujours un regard d'enfant sur les choses. Il faut garder une part d'innocence, sans laquelle vivre devient n’est pas très amusant.

Mais c'est impossible de saisir toutes les opportunités, sinon il faudrait avoir beaucoup plus qu'une seule vie ! Bien se connaître permet aussi de mieux choisir sa voie.

Tu as fait un vrai grand écart, en passant du monde du luxe à l'industrie…
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Oui, c'était un peu une nécessité pour moi. Je travaillais dans les fonctions support du luxe, loin de la fabrication du produit. Je me suis sentie frustrée d'en être parfois déconnectée. J'adore l'industrie car on est confronté à la réalité.

 
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‘‘J'aime le défi de rendre possible des choses techniquement difficiles’’

 
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Raconte-nous le sujet industriel sur lequel tu travailles, qu'est-ce que c'est le bioplastique ?
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Notre défi, c'était de faire de beaux produits en plastique sans plastique. Nos produits ressemblent à du plastique traditionnel, mais il n'y a pas du tout de pétrole à l'intérieur. La matière que nous utilisons est basée sur un plastique 100% végétal, composé de molécules issues de sucres de végétaux riches en amidon, et d'additifs naturels. On en fait notamment des jouets, et on arrive à apporter une alternative aux jouets naturels traditionnels qui est facile d’usage tous les jours (facile à nettoyer) et qui a des couleurs très vives, attirantes pour les tout-petits. Nos produits ont été certifiés 100% Biobased par l'USDA, l'équivalent du ministère de l'agriculture aux Etats-Unis, et Made Safe®, qui certifie qu’aucun des composants de notre produit n'est nocif pour la santé humaine ni pour l'environnement. On est les seuls dans le domaine du jouet ! C'est une garantie de sécurité chimique vraiment intéressante pour les parents.

Maintenant, on recherche d'autres utilisations pour ce plastique, c'est notre prochain défi !

Quel est le projet dont tu es la plus fière ?
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On avait commencé par acheter une grande partie de la matière à des sous-traitants mais nous n’étions pas satisfaits : trop de changements de qualité d’un lot livré à l’autre, et un véritable casse-tête à chaque itération de production. On a donc décidé de fabriquer tout le mélange de matière nous-mêmes ; tout un nouveau challenge pour nous. Et maintenant, on est à la fois producteur de matières, transformateur et on vend aussi des produits ! Ça nous donne un autre potentiel de développement pour notre entreprise, on peut aussi produire pour les autres. Quand on est entrepreneur, il faut savoir se réinventer perpétuellement.

 
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‘‘La vie de mes proches est inspirante au même titre que la vie qu'on peut lire dans les romans’’

 
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Quelle est ta définition de l’audace ?
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Ne pas avoir peur du jugement. Se lancer dans ses projets quand on le sent, en suivant sa propre impulsion !

Est-ce que le parcours d'une femme t'inspire particulièrement ?
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J'ai surtout rencontré des personnes qui, à plusieurs moments différents de ma vie, m'ont inspirée.

Une personne pour moi très importante était ma grand-mère. Une femme très élégante, avec laquelle j'adorais notamment parler mode.

Mais aussi plusieurs amies qui ont eu l'occasion de réinventer leur vie, par choix ou par obligation. Changer de métier, de pays, et à chaque fois retrouver une sorte d'harmonie. Retombant sur leurs pattes avec grâce comme un chat !

Ce sont de « vrais » modèles qui m'inspirent, pas des modèles en papier, parce que j'ai un ressenti, des émotions avec ces personnes qui me touchent. La vie de mes proches est inspirante au même titre que la vie qu'on peut lire dans les romans.

Est-ce qu'il y a eu un déclic qui t'a fait dire "Cette fois, je me lance ?"
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Non, j'ai toujours pensé à l'entrepreneuriat. Dans mon environnement proche, il y avait majoritairement des entrepreneurs. En plus, le cadre rigide à suivre dans le salariat, où l'on progresse étape par étape sur l'échelle hiérarchique, ça ne me convenait pas très bien. J'ai toujours eu envie d'aller plus vite que la machine, ou de faire des choses qui n'étaient pas forcément prévues par la machine… Plutôt que de penser toute sa vie qu'on n'a pas le profil, c'est beaucoup plus simple d'être un entrepreneur. On peut créer son cadre, comme on est, à sa manière et à son rythme.

 
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‘‘Plutôt que de penser toute sa vie qu'on n'a pas le profil, c'est beaucoup plus simple d'être un entrepreneur.’’

 
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Au milieu de cette effervescence, comment fais-tu pour rester femme ?
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Je travaille aujourd'hui dans une industrie loin des codes du luxe où je travaillais avant. Mon apparence, ou le fait que je sois une femme, ça surprend parfois. Parfois c'est désagréable de passer pour quelqu'un de superficiel, mais au moins souvent ça provoque une bonne surprise !

Souvent les femmes ont peur d'aller dans l'industrie, c'est un secteur traditionnellement vécu comme dur, avec des environnements sales. On destine souvent les filles à des activités plus "ménagères", propres et bien organisées… Mais il ne faut pas avoir peur, on n'a pas été élevées que dans du rose.



Parle-nous du parfum.
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Le parfum, c'est comme la signature de quelqu'un. J'ai beaucoup changé d'activités, mais très peu de parfum.

Je mets du parfum dès que je sors de ma douche, et je me reparfume plusieurs fois par jour !

 
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